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PubMedPipeline clinique

Phenotype-guided etiologic workup in a prospective cohort of 144 adults with developmental and epileptic encephalopathy.

d'Orsi G, Costantino U, Di Claudio MT, et al.Epilepsia Open 2026 · août 2026
Score de pertinence
7/10
Pathologie / domaine
Encéphalopathie développementale et épileptique de l'adulte
Source
PubMed
PMID 42541364
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Outil / méthode

Parcours de réévaluation étiologique en quatre phases : relecture des documents antérieurs, phénotypage clinique et sémiologique, vidéo-EEG prolongé et imagerie haute résolution, puis tests génétiques guidés par le phénotype (reséquençage ciblé, analyse chromosomique sur puce à ADN).

Résumé

Les adultes suivis pour une encéphalopathie développementale et épileptique arrivent souvent en neurologie adulte sans étiologie établie, du fait d'une transition pédiatrique incomplète, d'explorations anciennes et de l'atténuation des traits électro-cliniques de l'enfance. Les auteurs ont inclus prospectivement 144 adultes consécutifs (âge moyen 28,4 ans ; 57,6 % d'hommes) atteints d'épilepsie pharmacorésistante répondant à la définition opérationnelle ILAE, dans un centre tertiaire entre mai 2022 et décembre 2025, et leur ont appliqué un parcours de réévaluation en quatre phases associant relecture documentaire, phénotypage sémiologique, vidéo-EEG prolongé, imagerie haute résolution, tests génétiques guidés par le phénotype et revue pluridisciplinaire. Une étiologie a été confirmée chez 91 patients (63,2 %) : génétique dans 65 cas (45,1 %, dont 53 formes monogéniques soit 36,8 % et 12 anomalies chromosomiques soit 8,3 %), résolues respectivement par panels de reséquençage ciblé et par analyse chromosomique sur puce à ADN, et structuro-métabolique dans 26 cas (18,1 %). Le syndrome de Lennox-Gastaut était significativement associé aux causes structuro-métaboliques et chromosomiques (69,2 % et 58,3 % contre 9,4 % dans les formes monogéniques ; p < 0,0001), tandis que les absences n'étaient observées que dans les formes monogéniques (p = 0,024). La clarification étiologique a modifié la prise en charge chez 27,1 % des patients : optimisation du traitement antiépileptique ou thérapie de précision (25 %) et orientation préchirurgicale (2,1 %).

Synthèse rédigée par Geno'X. Pour l'abstract original complet, consulter la publication source.

Analyse

Le chiffre à faire circuler auprès des neurologues d'adultes est ce 27,1 % de changements de prise en charge : réinterroger l'étiologie dix ou quinze ans après la transition pédiatrique n'est pas un exercice académique. La limite tient à la stratégie génétique elle-même, panels ciblés et analyse chromosomique sur puce sans exome ni génome, si bien que les 36,8 % restés sans cause reflètent autant le plafond de la méthode que la difficulté des cas ; en 2026, ce bilan devrait s'ouvrir par un exome ou un génome. Étude monocentrique et non répliquée, mais la logique de priorisation des examens par le phénotype électro-clinique est directement transposable.

Analyse par Dr Thibaut Benquey

Pourquoi ce score ?

Impact 3/3Évidence 3/3Nouveauté 1/2Effectif 0/1Publication 0/1

Impact clinique : 3/3 · Solidité de l'évidence : 3/3 · Nouveauté : 1/2 · Effectif : 0/1 · Statut de publication : 0/1 → Total : 7/10

Mots-clés

encéphalopathie développementale et épileptiqueépilepsierendement diagnostiquephénotypage électro-cliniquesyndrome de Lennox-Gastaut
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