Genome sequencing reveals high diagnostic yield in children with severe sporadic developmental language disorder.
Variant / mécanisme
Variants (probablement) pathogènes, le plus souvent de novo, situés dans des gènes ou loci déjà impliqués dans les troubles du neurodéveloppement, ainsi qu'une aneuploïdie des chromosomes sexuels.
Résumé
Le trouble développemental du langage est une affection neurobiologique caractérisée par un développement du langage altéré malgré un apport linguistique adéquat et une intelligence normale ; la part des causes monogéniques y est mal connue et le test génétique diagnostique rarement proposé. Cette étude de cohorte prospective a réalisé un séquençage de génome en trio chez 25 individus âgés de 3 à 25 ans atteints d'un trouble développemental du langage sévère, sans déficience intellectuelle (QI non verbal ≥ 70), sans trouble du spectre de l'autisme et sans antécédent familial au premier degré de trouble du langage ou de TND. Des variants (probablement) pathogènes ont été identifiés chez 9 des 25 individus, soit un rendement diagnostique moléculaire de 36 % : sept maladies autosomiques dominantes, une maladie autosomique récessive et une aneuploïdie des chromosomes sexuels ; le variant causal était survenu de novo chez sept individus. Tous les variants identifiés se situaient dans des gènes ou loci déjà impliqués dans des TND d'expression clinique variable, et le diagnostic génétique a apporté des éléments utiles au conseil génétique et au suivi pour les neuf individus. Les auteurs soutiennent la mise en place en routine d'un test génétique en trio dans les troubles du langage sévères et sporadiques.
Synthèse rédigée par Geno'X. Pour l'abstract original complet, consulter la publication source.
Analyse
Un rendement de 36 % dans une population habituellement non testée est un argument fort pour élargir l'indication, mais il repose sur 25 individus et sur des critères d'inclusion très restrictifs (QI non verbal ≥ 70, pas d'autisme, pas d'antécédent familial au premier degré), ce qui limite la transposition aux patients tout-venant des consultations de langage. L'abstract ne précise ni les gènes en cause, ni ce que le séquençage de génome a apporté par rapport à un exome en trio, alors que c'est la question pratique posée au prescripteur. Confirmer ce chiffre demanderait une cohorte multicentrique plus large avec un phénotypage langagier standardisé.
Analyse par Dr Thibaut Benquey
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