Exploring the clinical and mutational spectrum of MORC2-associated disorders.
Variant / mécanisme
Variants faux-sens de MORC2 ; le variant p.Ser87Leu, qui définit le groupe neuromusculaire, se distingue par une réduction significative du niveau protéique en Western blot, sans différence globale entre variants associés à la forme neuromusculaire et à la forme DIGFAN.
Résumé
Les variants faux-sens pathogènes de MORC2 sont associés à deux maladies distinctes, la maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 2Z et le phénotype DIGFAN décrit récemment, associant retard de développement, croissance altérée, dysmorphie faciale et neuropathie axonale, dont les manifestations varient fortement d'un individu à l'autre. Les auteurs ont recueilli les données cliniques et d'imagerie de 16 patients, et réalisé une analyse par Western blot après transfection de cellules HEK293T pour dix variants identifiés chez les patients ainsi que deux variants nouveaux sans donnée clinique. Onze variants faux-sens différents ont été identifiés dans la cohorte, dont quatre nouveaux, et les formes de début précoce se répartissaient en deux phénotypes neurologiques principaux, l'un à prédominance neuromusculaire, l'autre à prédominance centrale. Le variant p.Ser87Leu, qui définit le groupe neuromusculaire, se distinguait par une réduction significative du niveau de protéine, alors qu'aucune différence statistiquement significative d'expression n'apparaissait entre les variants associés à la forme Charcot-Marie-Tooth de type 2Z et ceux associés à DIGFAN.
Synthèse rédigée par Geno'X. Pour l'abstract original complet, consulter la publication source.
Analyse
Le point utile en consultation est la séparation en deux tableaux, neuromusculaire pur ou avec atteinte centrale prédominante, avec un variant, p.Ser87Leu, qui oriente vers le premier : c'est une information de pronostic à donner devant un résultat MORC2. La démonstration mécanistique reste toutefois limitée, puisque le niveau protéique ne discrimine pas les deux entités en dehors de ce variant, ce qui invite à ne pas conclure trop vite à une simple perte d'expression. Seize patients pour onze variants différents, c'est une corrélation génotype-phénotype encore fragile, que les auteurs présentent honnêtement comme une tendance à confirmer.
Analyse par Dr Thibaut Benquey
Pourquoi ce score ?
Impact clinique : 2/3 · Solidité de l'évidence : 2/3 · Nouveauté : 1/2 · Effectif : 1/1 · Statut de publication : 1/1 → Total : 7/10
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