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PTPN11, HRAS, SOS1HGNC PubMedDonnées de pénétrance

Solid tumours in RASopathies: insights from a large monocentric cohort and systematic review of the literature.

Trevisan V, Viscogliosi G, Perri L, et al. — J Med Genet 2026 · septembre 2026
Score de pertinence
7/10
Pathologie / domaine
Tumeurs solides au cours des RASopathies (syndromes de Noonan, de Costello et cardio-facio-cutané)
Source
PubMed
PMID 42716727

Variant / mécanisme

PTPN11, HRAS, SOS1

Dérégulation de la voie RAS-MAPK avec un risque de tumeurs solides dépendant du syndrome et du génotype : tumeurs vésicales dans le syndrome de Costello, tumeurs de bas grade du système nerveux central dans le syndrome de Noonan, en particulier chez les porteurs de variants de PTPN11

Résumé

La dérégulation de la voie de signalisation RAS-MAPK sous-tend les RASopathies, une famille de troubles du neurodéveloppement associés à une prédisposition variable au cancer, mais la prévalence et le spectre des tumeurs solides ainsi que la contribution de variants précis à la susceptibilité tumorale restent mal définis. Les auteurs ont évalué la prévalence et le spectre des tumeurs solides dans la plus grande cohorte monocentrique de personnes atteintes de RASopathies (n = 138), en excluant la neurofibromatose de type 1, et ont intégré ces résultats à une revue systématique de la littérature pour étudier la distribution tumorale et les corrélations génotype-phénotype. Au moins une tumeur solide est identifiée chez 10,8 % des personnes atteintes du syndrome de Noonan (NS), 47,8 % de celles atteintes du syndrome de Costello (CS) et 7,3 % de celles atteintes du syndrome cardio-facio-cutané (CFCS), avec une tumeur maligne chez respectivement 5,4 %, 30,4 % et 2,4 % d'entre elles ; le syndrome de Costello présente la charge tumorale la plus élevée, avec fréquemment des tumeurs primitives multiples, surtout vésicales, tandis que les tumeurs de bas grade du système nerveux central dominent dans le syndrome de Noonan, en particulier chez les porteurs de variants de PTPN11. L'âge médian de survenue est de 19, 14 et 13 ans dans le NS, le CS et le CFCS respectivement, et l'analyse de la littérature désigne des variants candidats de HRAS, PTPN11 et SOS1 associés à un risque accru de tumeurs solides, différents des points chauds mutationnels décrits dans les leucémies de l'enfant ou les cancers sporadiques.

Synthèse rédigée par Geno'X. Pour l'abstract original complet, consulter la publication source.

Analyse

Le contraste entre les 47,8 % de personnes avec au moins une tumeur solide dans le syndrome de Costello (30,4 % avec une tumeur maligne), surtout vésicale, et les 7,3 % du syndrome cardio-facio-cutané est assez marqué pour orienter le contenu d'une surveillance propre à chaque syndrome, ce que les auteurs formulent au conditionnel. Les réserves sont classiques mais importantes : un recrutement monocentrique susceptible de surestimer les prévalences, des effectifs par syndrome et des intervalles de confiance absents du résumé, et des variants candidats issus d'une littérature exposée au biais de publication. Comme les variants de HRAS, PTPN11 et SOS1 associés aux tumeurs solides diffèrent des points chauds des leucémies et des cancers sporadiques, il ne faut pas leur transposer directement ce que l'on sait de ces gènes en oncologie somatique.

Analyse par Dr Thibaut Benquey

Pourquoi ce score ?

Impact 2/3Évidence 2/3Nouveauté 1/2Effectif 1/1Publication 1/1

Impact clinique : 2/3 · Solidité de l'évidence : 2/3 · Nouveauté : 1/2 · Effectif : 1/1 · Statut de publication : 1/1 → Total : 7/10

Mots-clés

RASopathiessyndrome de Noonansyndrome de Costellotumeurs solidessurveillance
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