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DPYDHGNC PubMedEffet indésirableVariant récurrent

Association Between DPYD Gene Variants and Severe Fluoropyrimidine-Related Toxicity in Asian and African Populations: A Systematic Review.

Abdi AA, Ahmed MM, Atasilp C, et al. — Pharmgenomics Pers Med 2026 · octobre 2026
Score de pertinence
6/10
Pathologie / domaine
Toxicité sévère des fluoropyrimidines dans les tumeurs solides
Source
PubMed
PMID 42921530

Couple gène-médicament / mécanisme

DPYD

Variants DPYD (dihydropyrimidine déshydrogénase) associés à la toxicité des fluoropyrimidines, avec des variants récurrents propres aux populations asiatiques et africaines

Résumé

Cette revue systématique conduite selon PRISMA 2020 évalue l'association entre variants DPYD et toxicité sévère des fluoropyrimidines dans les populations asiatiques et africaines, dont la valeur prédictive des variants retenus par des recommandations majoritairement européennes reste incertaine. La recherche a porté sur PubMed, Embase, Scopus, la Cochrane Library et Google Scholar ; 23 études publiées entre 2007 et 2025 dans 14 pays ont été incluses, six à faible risque de biais, neuf à risque modéré et huit à risque élevé. Les variants récurrents étaient c.1627A>G (DPYD*5), c.85T>C (DPYD*9A), c.1905+1G>A (DPYD*2A), c.496A>G, c.1896T>C et c.2194G>A (DPYD*6) ; les associations les plus constantes concernaient c.85T>C (odds ratios non ajustés de 2,3 pour le syndrome main-pied et 2,7 pour la diarrhée en Inde du Sud, odds ratio ajusté de 4,35 pour la mucite en Tunisie, toxicités tous grades) et c.1905+1G>A au Bangladesh (odds ratios ajustés de 6,47 pour la neutropénie de grade 3-4 et de 5,76 pour la diarrhée). Une seule étude corrigeait pour les comparaisons multiples, et les données africaines, limitées à la Tunisie, l'Algérie, le Soudan et le Zimbabwe, sont trop éparses pour conclure. Au Zimbabwe, aucun porteur des quatre variants des recommandations n'a été retrouvé parmi 150 patients génotypés, alors que 36 % des 50 patients ayant reçu une fluoropyrimidine ont présenté un événement indésirable sévère.

Synthèse rédigée par Geno'X. Pour l'abstract original complet, consulter la publication source.

Analyse

Le constat zimbabwéen résume l'enjeu : un génotypage limité aux quatre variants DPYD des recommandations peut revenir négatif chez des patients qui font pourtant des toxicités sévères. Les auteurs restent prudents à juste titre — hétérogénéité des schémas, des grades et des plateformes, une seule correction pour tests multiples — et aucun variant propre à ces populations n'est actionnable en l'état. Pour un laboratoire, c'est un argument pour lire l'ensemble du gène DPYD, déjà capturé par un exome ou un génome, plutôt que de s'en tenir à quatre positions chez les patients d'ascendance non européenne.

Analyse par Dr Thibaut Benquey

Pourquoi ce score ?

Impact 2/3Évidence 2/3Nouveauté 1/2Effectif 1/1Publication 0/1

Impact clinique : 2/3 · Solidité de l'évidence : 2/3 · Nouveauté : 1/2 · Effectif : 1/1 · Statut de publication : 0/1 → Total : 6/10

Mots-clés

DPYDfluoropyrimidinestoxicitérevue systématiquepopulations non européennes

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