Impact of NAT2 acetylation phenotype on toxicity in tuberculosis therapy: a systematic review and meta-analysis
Couple gène-médicament / mécanisme
NAT2 code la N-acétyltransférase 2, enzyme clé du métabolisme de l'isoniazide ; le phénotype acétyleur lent est associé à un risque accru d'hépatotoxicité sous traitement antituberculeux.
Résumé
Les effets indésirables restent un obstacle majeur à l'observance du traitement antituberculeux, l'hépatotoxicité étant la toxicité la plus lourde de conséquences. La variabilité génétique de NAT2, enzyme clé du métabolisme de l'isoniazide, est associée à ce risque, mais les résultats publiés restent hétérogènes selon les études et les populations. Cette revue systématique avec méta-analyse à effets aléatoires (enregistrement PROSPERO CRD420261297224, recherches jusqu'à septembre 2025) a inclus 67 études et près de 14 000 individus de régions variées, avec stratification par région et méta-régression des sources d'hétérogénéité. Les acétyleurs lents ont un risque significativement accru d'hépatotoxicité induite par les antituberculeux comparés aux acétyleurs rapides ou intermédiaires (OR 3,14, IC 95 % 2,64-3,74), avec une direction d'effet constante entre populations malgré une hétérogénéité modérée ; l'association aux autres effets indésirables est plus modeste (OR 1,65, IC 95 % 1,01-2,67). La méta-régression identifie l'âge et la taille des études comme contributeurs à l'hétérogénéité, et les analyses de sensibilité confirment la robustesse des résultats.
Synthèse rédigée par Geno'X. Pour l'abstract original complet, consulter la publication source.
Analyse
Un OR de 3,14 sur 67 études, avec une direction d'effet stable d'une région à l'autre, place le phénotype acétyleur lent au rang des facteurs de risque hépatique qu'on documente avant de traiter, au même titre qu'une hépatopathie sous-jacente. La limite n'est pas statistique mais définitionnelle : ces 67 études n'ont pas classé les acétyleurs selon les mêmes règles, ce qui explique une part de l'hétérogénéité résiduelle — et c'est précisément ce que corrige l'assignation de fonction allélique du CPIC publiée la même semaine, qui plaide pour reprendre ce type de synthèse sur une nomenclature unifiée. En pratique, l'étape manquante reste la même : passer du risque relatif à une conduite posologique validée pour l'isoniazide.
Analyse par Dr Thibaut Benquey
Pourquoi ce score ?
Impact clinique : 2/3 · Solidité de l'évidence : 2/3 · Nouveauté : 1/2 · Effectif : 1/1 · Statut de publication : 0/1 → Total : 6/10
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